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 La Bibliothèque de Dakota

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Date de naissance : 13/02/1995
Date d'inscription : 21/08/2012
Âge : 23
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MessageSujet: La Bibliothèque de Dakota   Sam 15 Sep - 22:50


La Bibliothèque de Dakota

Ahah ! J'ouvre ma bibliothèque, nan j'déconne. C'est juste un endroit où je pourrais poster mes textes. J'écris beaucoup, principalement des bribes d'histoires, des morceaux de scénarios, des pans entiers de chapitre. J'écris aussi des chansons, quelquefois des poésies, et je philosophe pas mal. Alors, pourquoi je ne partagerais pas cela ? Voici mes humeurs, mes rêves, mes craintes, les frasques de mon imagination, tantôt évasive, tantôt tordue, voici ma vie, ma mort, mon au-delà à moi, mon Paradis et mon Enfer. Je compte sur vous pour donner des avis ! Cela m'aidera à m'améliorer, allez, bonne lecture.

Voici voila ce que j'ai écris en rentrant ce soir, le voyage de deux spationautes vers la Lune en l'an 2041.

Afin d'élargir la thématique, je vous fais part de ce que je ressens vis-à-vis de la Lune. Pour moi, la Lune est un astre merveilleux, autant à contempler qu'à imaginer, elle me fait rêver chaque jour, et chaque nuit. Toujours au rendez-vous, la Lune ne se plaint jamais, elle demeure présente, et silencieuse, comme une petite soeur qui contemplerait la Terre de loin, de très loin. Car elle se situe tout de même à près de 400 000 kilomètres de distance ! J'aime la Lune comme j'aime la grâce des choses, elle me fascine. Saluons au passage le premier des "Douze Grands" qui ont marchés sur la Lune, Neil Armstrong, qui est récemment décédé à l'âge de 82 ans.



Août 2041 - Visiteurs de la Lune

La navette s’approchait, silencieusement, de l’astre cendré, elle traversait l’espace sidéral comme une un oiseau blanc et rutilant, sa forme rectangulaire allongée se fondait dans le grand vide avec souplesse et légèreté. La combustion du propergol dans l’arrière de la fusée repris, et elle s’élança dans la non-atmosphère de la Lune. Depuis le cockpit de l’appareil, la Lune se révélait, détaillée, ses cratères envahissant peu à peu le champ de vision pour ne former qu’un panorama continu, un panorama unique, un merveilleux paysage de désolation, froid et aseptisé. Comme un océan figé, une mer démontée au dessus de laquelle le temps s'était arrêté, et la navette continuait son chemin. Les deux pilotes, trop préoccupés par la manœuvre, ne pouvait pleinement profiter du spectacle, mais ils bouillonnaient d’excitation, fascinés, terrifiés, totalement accaparés par leur mission, et distraits, captivés par ce rêve éveillé. Au loin, un éclat encore plus grand que celui de la fusée clignota à la lumière du soleil, une infime tâche blanche qui grandissait et évoluait, et quelque chose de sombre, qui inspirerait une peur ancestrale à quiconque laisserait vaquer son esprit à l’imaginaire. Un puit sans fond d’où pourrait surgir des monstres de cartoon, des démons ou d’ardentes flammes se déchainaient en une tempête de feu.

C’était le cratère Shackleton.
Mystérieux, angoissant, violent.

Et la tâche blanche, qui était désormais clairement distinguable, était prête à se faire dévorer par la créature qui s’y cachait, à chuter sans jamais avoir de chance de réapparaitre, d’être aspiré, mangé et avalé goulument par la bouche béante du géant endormi. Les pilotes appuyèrent sur quelques boutons parmi le panneau constellé d’étoiles scintillantes, ils enclenchèrent quelques commandes, poussèrent quelques leviers, et, gardant un œil sur la progression de leur formidable engin, s’enfoncèrent dans leur sièges en laissant voyager leur regard parmi le paradis lunaire et la forme, éclatante de pureté, qui grossissait sans cesse. La navette s’engagea enfin dans l’un des nombreux bras de cet objet d’acier, elle fut absorbée et disparut à l’intérieur de la structure. Puis les trains d’atterrissage se déployèrent automatiquement et l’engin se stabilisa, il retoucha la terre avec agilité pour s’immobiliser.

- Je crois bien que nous sommes arrivés, dit l’un des pilotes avec satisfaction

Ils se regardèrent sans que leurs yeux ne se croisent, patientèrent quelques secondes, puis échangèrent un nouveau regard avant de quitter leur siège. La navette ne s’était pas posé depuis dix minutes qu’ils étaient déjà dehors. Le hangar, affreusement vide, était isolé du vide spatial par une immense cloison de la taille de dix hommes. Les deux spationautes s’engagèrent dans un couloir après avoir passé la porte d’accès au hangar. Le couloir était lui aussi vide. Tout comme la salle de contrôle, qu’ils atteignirent enfin au bout de plusieurs longues minutes. Seule une console de commande gisait là, comme précipitamment déposé ici. Elle traversait la salle sur presque toute sa largeur et était surmonté de trois vastes écrans, fins et fragiles. La blancheur des murs et la clarté du sol réfléchissait chaque onde de lumière, chaque rayon se voyait projeté dans toute directions, offrant une luminosité sans égal à la pièce, qui contrastait avec l’éternité diffuse et épaisse de l’espace.

Après avoir de nouveau manipulé commandes et boutons, les deux pilotes virent les écrans s’allumer, et ils se mirent à effectuer un contrôle sur chaque donnée qui s’y affichait, vérifiant le niveau d’oxygène des différents niveaux de la superstructure, s’assurant de la sécurité des lieux, du bon fonctionnement des systèmes informatiques, s’acharnant à trouver un éventuel problème qui serait survenu ces cinq derniers jours.

Tout semblait fonctionner.

Ils rétablir alors les communications vers la Terre, une fois la transmission établie, l’un des deux hommes prit la parole.

- Houston, ici Base Armstrong. Nous sommes opérationnels.

***

La seconde navette les avait rejoins depuis huit jours, la troisième depuis seulement deux. Chacun prenait ses marques ici, s’adaptant peu à peu à l’environnement si particulier que leur offrait la base, et aux habitudes qui y étaient indubitablement affiliées. Douze hommes et deux femmes étaient arrivés depuis la Terre. Tous étaient géologues, biologistes, astronomes ou physiciens et venaient mener des expériences diverses et variées au nom de la science. L’un des visiteurs était psychologue, un autre, technicien. Leur but à tout les deux étaient de s’assurer que les deux points les plus cruciaux de la mission scientifique évoluent de manière efficace, à savoir, la base et ses occupants. Bientôt, la base recevrait la visite de dix autres hommes et femmes, dont la mission serait totalement différente. Leur but à eux ne serait pas d’explorer, de découvrir et de comprendre, mais de bâtir. La future exploitation d’hélium-3 serait prête en un peu moins de vingt-quatre mois, elle permettrait de rentabiliser la construction de la base et le financement du programme lunaire en fournissant le carburant nécessaire aux voyages spatiaux de longues étapes, et en alimentant les premiers réacteurs à fusion, qui fourniraient bientôt l’électricité si nécessaire au développement humain. Extrêmement rentable, le processus minier d’extraction de l’hélium-3 présent dans le régolithe lunaire constituait un enjeu commercial non négligeable. Le responsable de l’exploitation était une société très peu connue, dont presque personne ne connaissait le nom, financée par le gouvernement, l’Atomic Energy Corporation.



Croyez-moi où non, mais vous venez de lire ce qui correspond à trois pages dans un roman traditionnel !

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:86:
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"Je leur coûte beaucoup de fric à cause de tout ce que je casse sur mon passage : les clubs, les hôtels, les filles mineures..." (Slash)

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